Autres chroniques

Lovehunter - 1979

Ready an' willing - 1980

Live... in the heart of the city - 1980

Come an' get it - 1981

Saints & Sinners - 1982

Slide it in - 1984

1987 - 1987

Slip of the tongue - 1989

Restless heart - 1997

Starkers in Tokyo - 1997

Live....In The Shadow Of The Blues - 2006

Good To Be Bad - 2008


Live At Donington  (1990) - 2013

The purple album - 2015

  Come An' Get It - 11.04.1981 - Album
 1. Come An' Get It
 2. Hot Stuff
 3. Don't Break My Heart Again
 4. Lonely Days, Lonely Nights
 5. Wine, Women An' Song
 6. Child Of Babylon
 7. Would I Lie To You
 8. Girl
 9. Hit An' Run
 10. Till The Day I Die


Après le succès de Ready An’ Willing, Whitesnake s’est imposé comme l’un des groupes de Hard Rock les plus importants d’Angleterre à une époque où le genre est en perte de vitesse (la mode est au Punk). Pour le groupe, il s’agit de ne pas faiblir et de proposer un digne successeur pour ne pas perdre une position encore fragile. Come An’ Get It ne faillira pas à son devoir.

« Come An’ Get It », le titre qui donne son nom à l’album ouvre les hostilités. Le titre est assez sympathique, plutôt accrocheur et parfaitement dans la ligné de ce à quoi Whitesnake nous a habitué jusqu’alors: du Hard Rock sans prétention à tendance blues, l’idéal pour aller boire une bière au pub entre amis. « Hot Stuff » est un titre assez rapide qui n’est pas sans rappeler « Take Me With You » (sur l’album Trouble) mais sans sombrer dans la redite et où tant Ian Paice que Jon Lord brillent de mille feux. « Don’t Break My Heart Again » sera le tube de l’album. Tout comme « Fool For Your Loving » sur l’album précédent, le titre s’inspire de la séparation de David Coverdale avec sa première femme. Tout comme ce titre (et peut-être même encore plus), il s’agit d’un titre taillé pour les stades plus que pour les arrières salles de pub et montre que Coverdale a bel et bien l’intention de mener son groupe vers les sommets. D’une certaine manière, ce titre pourrait représenter un premier tournant dans le son de Whitesnake, plus sexy, plus mordant, plus ambitieux, la première brique sur laquelle Coverdale mènera son groupe vers l’éclat que sera 1987. Il est d’ailleurs assez surprenant que le titre ait été retiré des concerts du groupe après 1985 car il aurait tout à fait eu sa place pendant la période Hair Metal du groupe.

« Lonely Days, Lonely Nights » est un titre blues comme David Coverdale sait si bien les écrire depuis « Mistreated ». Un refrain accrocheur, de belles parties guitares et toujours cette voix magnifique. A noter aussi la très belle, même si discrète, performance de Neil Murray à la basse. « Wine, Woman An’ Song » pourrait être une chanson des Rolling Stones, mais il y a la voix de Coverdale qui fait la différence. « Child Of Babylon » est un nouveau titre bluesey, mais avec des parties de guitares sans doute un peu plus aériennes. « Would I Lie To You », est un peu dans l’esprit du premier titre, un chanson assez entraînante qui invite à dandiner du popotin. « Girl » apporte un côté un peu funky qui rappelle certains titres de Deep Purple sur Stormbringer ou Comme Taste The Band. Il ne manque que la voix de Glenn Hughes. « Hit An’ Run » est un titre assez Heavy tout en étant assez mélodique et ou chaque membre du groupe est au sommet de son art, Moody à la slide, Murray à la basse, Mardsen à la talk box, et bien sûr nos trois anciens Deep Purple toujours au top. « Till The Day I Die » est un peu le petit frère de « Ain’t Gonna Cry No More » avec ses parties acoustiques soutenues par les nappes de claviers de Jon Lord avant d’arriver à une second partie électrique. Une bonne manière de terminer un album rondement mené.

Ce quatrième album de Whitesnake s’inscrit donc comme une vraie réussite. Et si le succès de « Don’t Break My Heart » a malheureusement éclipsé le reste des morceaux, il ne faudrait pas croire que Comme An’ Get It n’est l’album que d’un seul titre, au contraire. Sur cette album, Coverdale, qui s’affirme de plus en plus comme le compositeur principal, y fait preuve de tout son talent dans ce domaine (il est le seul compositeur de deux des meilleurs titres de l’album) et chaque morceau mérite une écoute attentive. Le groupe correspond parfaitement à ses besoins du moment, du travail subtil et à soigné de Neil Murray à la basse à la rythmique impeccable de Ian Paice, en passant par la richesse du jeu de Jon Lord et la parfaite entente du duo Micky Moody/Bernie Marsden (avec un bonus pour le second pour la sensibilité mélodique de ses solos). Bref, un des meilleurs albums du groupe.
The Wicker Man - 29.05.2017
Musiciens: David Coverdale - Chant / Micky Moody - Guitare / Bernie Marsden - Guitare / Neil Murray - Basse / Jon Lord - Claviers / Ian Paice - Batterie
Producteur: Martin Birch
Label: Mirage/Atlantic, Polydor, Liberty
Music Video: