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Raised On Decay - 2017

  Raised On Decay - 29.09.2017 - Album
 1. Hollow Earth
 2. Complete Resection
 3. The Boundaries Set
 4. Jester
 5. Pariah
 6. Echoes Of Emptiness
 7. Carved From Above
 8. 1.0.1
 9. Raised On Decay
 10. Choir Of Wolves
 11. Antichrist

Pour les nombreux qui ne connaissent pas Shrapnel, il s’agit d’un jeune combo de Thrash anglais originaire de Norwich. Ce sont les dignes successeurs de leurs glorieux ainés Onslaught, Sabbat et autres Xentrix. Ce « Raised On Decay » est leur second album.
 
Concernant la production, elle est dantesque ! Le son est d’une précision chirurgicale et les guitares tranchantes comme des rasoirs. A noter également un gros son de batterie puissant et très précis.
 
Sur ces 11 titres présents on ressent que le groupe maîtrise parfaitement son sujet. Le quintet a étudié avec soin le thrash brutal de la Bay Area notamment avec des influences bien digérées de Slayer, Exodus et autres Testament. Pour le côté neuf et frais, on trouvera de ci, de là un arrière goût inspiré par les excellents suédois de « The Haunted ». A défaut donc d’être vraiment original, Shrapnel a une réelle personnalité.
Le theme présenté sur ce « Raise on Decay » est commun à beaucoup de groupes de Thrash, il s’agit de critiques acerbes sur le pouvoir et l’humanité en général.
 
Musicalement, ça démoule grave ! C’est pas ce genre de musique qui remettra en place une épaule déboîtée au contraire. Ces 11 titres sont la garantie parfaite qu’en concert on aura des pogos de folie voir même des circle pit démentiels.
 
Ces 11 titres ne font pas dans la dentelle et sont remarquablement homogènes en terme de qualité. Le groupe a réussi à varier les tempi et les ambiances, ce qui est important pour un album de Thrash. Shrapnel n’est donc pas tombé dans le piège facile de l’album thrash déboulant comme un TGV sur tous les titres.
On retiendra particulièrement le 1er titre « Hollow Death » qui donne le ton général de l’album, ça tartine grave au niveau des riffs et de la double pédale. A noter sur ce titre ,ainsi que sur les autres, un travail très soigné a été apporté sur les soli tour à tour frénétiques, parfois mélodiques, souvent rapides avec plein de vibrato à la Henneman/King voire Andreas Kisser.
« Jester » avec son gros riff plus rock n’roll est d’une efficacité incroyable, on est pas loin d’un « Bonded By Blood ».
« Echoes of Emptiness » plus lent et redoutablement heavy fera son effet et est taillé sur mesure pour du headbanging sauvage.
Le lent « 1.0.1 » et son gros riff introductif et frénétique est incroyable de brutalité. Le chant hyper vénère fait le reste.
Enfin, pour clore l’album, le groupe se fend d’une reprise très réussie du « Antichrist » de Slayerrrrrrrr, qui sans égaler l’originale, est fort respectueuse et interprétée de façon très convaincante.
 
Cet album, écrit pour les ménagères de plus de 50 ans, permettra sans aucun doute à Shrapnel d’avoir un passage dans les meilleures émissions TV telles que Vivement Dimanche. Blague à part, on constate qu’avec Shrapnel, le Thrash Metal est un genre musical qui a encore beaucoup à dire.
Nikki - 05.09.2017
Musiciens: Jae Hadley - chant / Nathan Sadd - guitare / Chris Martin - guitare / Cai Beschorner - basse / Jonathan Grimley - batterie
Producteur:
Label: Candlelight, Spinefarm
Music Video: