Autres chroniques

Sons of thunder - 2000

Freeman - 2005

Architecture of a god - 2017

  Architecture Of A God - 21.04.2017 - Album
 1. Bullets
 2. Still Alive
 3. Take On My Legacy
 4. A New Dream
 5. Someone Says
 6. Random Logic
 7. Architecture of a God
 8. Children
 9. Those Days
 10. We Belong To Yesterday

11. Stardust and Ashes
12. Diamond
Autant vendre la mèche de suite, je n'avais jamais pris le temps d'écouter LABYRINTH avant ce nouvel opus. En effet, je ne suis pas très friand de "Power-Speed-Symphonic-rayez la mention inutile Metal". Le dernier album de "Symphonic Metal" que j'ai aimé remonte à 2002, et c'est le Hollowed Be Thy Name de MOB RULES. Mais depuis, j'ai lâché l'affaire. Et là, je me retrouve à chroniquer ce Architecture Of A God, 8ème album des Italiens. Alors ?
Alors le morceau d'ouverture, Bullets, est typique du genre: ça va vite, ça "shredde", quelques réminiscences du solo d'Highway Star de qui vous savez.. Bref, comme je le disais, typique. Le second titre, Still Alive, est un mid-tempo bien pêchu, et j'avoue sans honte que je l'aime beaucoup. On repart dans le Speed avec Take On My Legacy. Encore une fois, pas mon style de prédilection, mais force est de constater que le tout est très bien exécuté, mélodique comme il faut. Bon, à part les effets de synthé genre San-Ku-Kai et la batterie (j'y reviendrai), ça passe plutôt bien. A New Dream, un nouveau rêve, un nouveau mid-tempo, et tout aussi intéressant que Still Alive. Seule ombre au tableau, ce long passage au milieu qui est un peu trop.. long. Someone Says prend la relève. L'intro nous rappelle Helloween et le refrain est imparable. Random Logic, instrumental de deux minutes, est totalement inutile et n'apporte rien au contenu de l'album. Arrive la chanson titre, neuf minutes au compteur. Méli-mélo d'idées, ça part à droite, ça part à gauche, mais rien ne sort du lot. Et là, vient ce que je considère comme le "moment comique" du disque, même si, j'en suis sûr, l'intention était sérieuse. Une reprise de Children de ROBERT MILES. Vous savez, ce tube Dance de la fin des années 90. Bon, déjà, fallait se fader l'originale. Mais là, ils nous la jouent version RAMMSTEIN. Une vraie souffrance. Les fans du genre apprécieront sans doute, mais pour ma part, je trouve ça ridicule au possible. Children, ou comment faire perdre son temps à l'auditeur. L'intro de Those Days est un peu pompée sur celle de Nightfall de STRATOVARIUS et le morceau est bateau. Par contre, le refrain est une bonne surprise. En parlant de bateau, We Belong To Yesterday se pose là. Pas franchement une réussite. Et allez hop, encore un Speed, avec Stardust And Ashes. Pour ceux qui aiment. Le dernier morceau, Diamond, est juste prétexte à poser un solo de guitare sur des nappes de synthé avec un peu de voix, pour faire bonne figure.

Revenons donc aux synthés. Comment, en 2017, peut-on barbouiller un album de sons tout droit sortis d'Albator '78 ? Pour être honnête avec vous, ça casse pas mal l'ambiance. Et à la limite, c'en est drôle. Pour ceux qui veulent que le Power Speed Metal soit au goût du jour, va falloir revoir la copie, les copains. Parce que c'est franchement pathétique.
La batterie, maintenant ! John Macaluso, on ne le présente plus. Excellent batteur, on est d'accord. Mais alors putain, il en met de partout. C'est pas compliqué, on dirait Portnoy. Entre les coups de cymbales sur Bullets (insupportables) et les breaks à 1600 à l'heure (qui n'ont aucun intérêt) à chaque fin de phrase, c'est tout bonnement une torture.

Sorti de ça, Architecture Of A God ravira les (nombreux ?) fans du genre. Du Power Speed teinté de Prog bien joué, mais qui n'apporte rien de nouveau, et surtout, qui en fait beaucoup, beaucoup trop.
Philouze - 01.05.2017
Musiciens: Roberto Tiranti - chant / Olaf Thorsen - guitare / Andrea Cantarelli - guitare / Nik Mazzucconi - basse / Oleg Smirnoff - claviers / John Macaluso - batterie
Producteur:
Label: Frontiers Music Srl
Music Video: Bullet -
Someone Says