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II - 2017

  II - 12.05.2017 - Album
 1. I Don't Need Your Loving
 2. Taking the Blame
 3. Tell Me Why
 4. Read All About It
 5. Change Is Coming
 6. Making Me Pay
 7. Hell or High Water
 8. No Good for You
 9. I Got a Feeling
 10. Black Magic

11. Faraway
12. High Class Woman
Est-ce que vous savez ce que c'est qu'un pléonasme ? Selon le Larousse, il s'agit d'une répétition dans un même énoncé de mots ayant le même sens, soit par maladresse, soit dans une intention stylistique. Par exemple, un ciel constellé d'étoiles, une bourrasque de vent, un retour en arrière, le rock anglais etc.
Le rock anglais ? Oui, c'est un pléonasme. Alors, je sais bien que d'aucun diront que les américains ne sont pas mauvais non plus. M'enfin, on parle là d'une colonie anglaise. Le sujet est donc clos, un point c'est tout ! Le rock est bel et bien britannique et ce n'est pas le deuxième album d'Inglorious, le justement nommé Inglorious II qui me contredira.

Retour en arrière, c'est également un pléonasme. Après avoir tenu le micro pour le Trans Siberian Orchestra puis Uli John Roth, Nathan James fonde Inglorious en l'an de grâce 2014. Cette nouvelle formation britannique sort un premier album début 2016, le bien nommé Inglorious I, dans une veine classic-rock que l'on croyait définitivement reléguée au rang des antiquités. Aujourd'hui, Inglorious nous invite à poursuivre l'expérience et redécouvrir en sa compagnie le meilleur du rock des 50 dernières années. Free, Bad Company, Whitesnake sont les trois groupes qui viennent naturellement à l'esprit pour décrire la musique des anglais. Leur répertoire à la fois chic et vigoureux est tout d'abord mis en valeur par la puissante voix de son leader qui évoque tantôt David Coverdale (Making pay, I got a feeling), tantôt Paul Rodgers (Change is coming, Tell me why, Faraway) tantôt Ray Gillen (Faraway).
Le contrepoint de cet organe d'exception est la véritable bourrasque de vent qu'incarne le talentueux duo de guitaristes formé par Andreas Erikson (lead guitariste et ex-Crazy Lixx) et Drew Lowe (guitares rythmiques). Une bourrasque de vent, c'est aussi un pléonasme. Et c'est sans nul doute celui qui décrit le mieux l'énergie déployée par les six-cordistes tout au long de l'album. Les 12 titres qui le composent ont été forgés avec le même acier jadis martelé par les pionniers de la NWOBHM. Les guitares évoquent les débuts de Tygers of Pan Tang et de Def Leppard (Taking the blame, No good for you, High Class Woman) mais le duo se plaît également à célébrer le blues-rock des 70's (Making me Pay) soutenu par une infaillible section rythmique (Colin Parkinson à la basse et Phil Beaver à la batterie) et des nappes d'orgue hammond aussi discrètes que bienvenues. L'ombre de John Sykes n'est jamais très loin.

S'il était né dans les 70's, le groupe aurait concurrencé le Serpent blanc. S'il avait émergé dans les 80's, il aurait naturellement partagé l'affiche des Great White, Kingdom Come, Badlands ou Thunder. Le plus surprenant finalement, ça n'est pas tant qu'Inglorious singe habilement ses illustres aînés mais bien qu'on songe spontanément à le hisser à leurs côtés dès qu'on découvre les premières notes de l'album.
L'avenir d'Inglorious est sans nul doute un ciel constellé d'étoiles et ça, ce n'est pas qu'un pléonasme, c'est une certitude !
mOX - 26.04.2017
Musiciens: Nathan James - chant / Andreas Eriksson - guitare / Wil Taylor - guitare / Colin Parkinson - basse / Phil Beaver - basse
Producteur: Kevin Shirley
Label: Frontiers music
Music Video:
I Don't Need Your Loving - Taking the Blame