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Broke In Hollywood - 2003

  Broke In Hollywood - 2003 - Album
 1. Broke In Hollywood
 2. She Bleeds Faster
 3. Crackin' Mirrors
 4. Misery
 5. Everyday
 6. 24/7 Girl
 7. Fuckin' Games
 8. Burn In Hell
 9. Champagne Stain
 10. Cocksucker
 11. Nikki Sixx U2 Death


Hey, amis rockers, voulez-vous un jeune groupe assez rare jouant sans complexe du Hard Rock n' Roll ? Si oui, je vous présente DOG DAYS, un quartette américain qui revendique comme influences GUNS N' ROSES, MÖTLEY CRÜE, BUCKCHERRY, JUNKYARD, BEAUTIFUL CREATURES. Franchement, avouez qu'il y a terriblement pire(s) comme référence(s) ?

C'est en 2003 que DOG DAYS a sorti son premier album "Broke In Hollywood", qu'il a produit lui-même, avec l'aide de Gilby Clarke (qui joue de la guitare sur un titre). D'ailleurs, à l'écoute de ce disque, on peut dire que ça envoie méchamment et que les guitares sonnent de façon très crue. Les tatouages qu'arborent les membres du groupe (Cf. voir à l'intérieur du livret) ne sont donc pas une façade pour paraître viril...

Il suffit d'entendre le premier titre "Broke In Hollywood" pour comprendre que ce combo ne plaisante pas: ce titre, à la fois sale et énergique, balance, donne envie de secouer la tête et le chanteur Mos module sa voix en prenant quelques intonations criardes occasionnellement. D'autre part, on note que le solo de guitare intervient au début de la chanson.

La suite de cet album, c'est du tout bon. Le mid-tempo "She Bleeds Faster" s'inscrit dans la tradition du Hard US tendance Sleaze, mais le groupe y met tellement de conviction qu'il passe comme une lettre à la poste. "Crackin' Mirrors" rappelle ce que faisait MÖTLEY CRÜE à son apogée et s'avère terriblement catchy, contagieux avec ses envolées guitaristiques et la tonalité vocale de Mos adaptée au titre. "Misery", tantôt cru, tantôt mélodique, a tout du titre apte à cartonner en radio malgré son côté sec et immediat gràce à la légèreté des choeurs et à son refrain ultra-fédérateur à chanter en choeur dans un stade. "Everyday", accrocheur et entêtant, prouve que le Rock américain n'est pas mort et n'a pas encore dit son dernier mot, contrairement à ce que MTV, les radios et les magazines mainstream (de l'époque) laissaient supposer. Le mid-tempo mi-Rock, mi-ballade "24/7 Girl", aux consonances mélancoliques, est une bonne surprise, d'autant qu'il est bien construit. Le cradingue et subversif "Fuckin' Games", rythmé et joué avec enthousiasme, appuie là où ça fait mal et le court intermède mélodique, au milieu de la chanson, montre que le groupe a de la suite dans les idées. Le punkisant "Cocksucker" et ses choeurs déjantés, ainsi que le punchy "Nikki Sixx U2 Death", qui est un vibrant hommage à l'emblématique du bassiste du CRÜE (le titre est original, en tout cas), complètent cette belle brochette de titres qui vont à l'essentiel. Dommage que la ballade "Champagne Stain", qui semble avoir été composée à la va-vite, ne soit pas assez convaincante car DOG DAYS est passé tout près du sans-faute.

Ce premier essai discographique de DOG DAYS est une belle réussite et j'avoue avoir été conquis d'emblée lorsque je l'ai découvert. Voilà en tout cas une énième preuve qu'il y a encore aux USA des jeunes combos affamés qui savent faire parler la poudre et se mettre au service du Rock n' Roll. Il suffit de bien chercher pour les dénicher. Quel dommage que l'aventure se soit arrêtée après ce premier jet pour DOG DAYS car celui-ci avait du potentiel et aurait pu faire encore mieux...
Trendkill - 02.06.2017
Musiciens: Mos - chant / Joel Soul - guitare / Sebastian - basse / Tino - batterie
Producteur: Dog Days & Gilby Clarke
Label: Sonic Anvil Records
Music Video: Broke In Hollywood - She Bleeds Faster