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Stand Your Ground - 2017

  Stand Your Ground - 25.08.2017 - Album
 1. Secrets We Hide
 2. The Enemy
 3. Stand Your Ground
 4. Hero
 5. Destiny
 6. The Sky Is Falling
 7. Worlds Apart
 8. Escape from the Night
 9. We Are One
 10. Stronger than Steel
11. False Gods    
12. To the Ends
Mais c’est qui ce Jack Starr qui a son nom au dessus de celui du groupe telle une superstar ? Eh bien c’est le fondateur de Virgin Steele et guitariste sur leurs deux premiers albums. Après avoir quitté le groupe, il a formé son propre projet, moins Heavy Metal et plus en phase avec le Glam Rock de l’époque, Burning Starr. Vingt ans après leur dernier album, Jack Starr relançait la machine mais sans le chanteur Mike Tirelli, seul membre à avoir été de presque tous les albums. A la place on retrouvait Todd Michael Hall, mais aussi le bassiste Ned Meloni et surtout Kenny « Rhino » Edwards, éphémère batteur de Manowar. Curieusement, alors que le groupe avait connu des changements incessants pendant les années 80, ce line-up est resté constant depuis 2009 jusqu’à aujourd’hui. C’est le troisième album de cette formation, septième du groupe au total. Depuis la réformation (si le terme est vraiment pertinent), Burning Starr est revenu au Heavy Metal qui avait révélé Jack Starr. Celui des haches et des enclumes. D’ailleurs la pochette de l’album parle d’elle-même.

Le premier titre, « Secret We Hide », nous confirme que le curseur est coincé en 1982. Cela dit, la production est nettement meilleur que celle des premiers Virgin Steele. Le titre est accrocheur: de belles parties de guitares, une section rythmique compétente tandis que Todd Michael Hall évite les écueils des clichés et se montre un chanteur à la voix fort agréable. « The Enemy » et son rythme bien senti nous rappelle Manowar, mais sans les kilos en trop que la bande de DeMaio se sent obligée de rajouter. « Stand Your Ground » est un titre épique de dix minutes aux guitares typées Iron Maiden. Il faut avouer cependant que la fin de titre est un peu poussive et qu’enlever la dernière partie n’aurait sans doute pas nuit à l’ensemble. « Hero » a un riff un peu orientalisant qui n’est pas désagréable. On peut néanmoins déplorer une partie de batterie qui ne se renouvèle pas vraiment. Rhino se repose (si on peut dire) sur un rythme effréné à la double pédale, et après quatre titres à ce rythme et sans réelle trouvaille, cela commence à lasser. Preuve qu’une bonne partie de batterie est aussi indispensable que des parties de guitares bien écrites. Si « Destiny » ralentit un peu le rythme, le titre n’est malheureusement pas très bon avec un refrain assez cliché.

« Sky Is Falling » nous rappelle une nouvelle fois Maiden, mais avec des riffs sans doute un peu plus acérés et des choeurs harmonisés qui sont une constante de l’album. « Worlds Apart » est la ballade de l’album, sans doute le titre qui rappelle le plus le Burning Starr des années 80, et il faut dire qu’elle n’est pas mal fichue avec de la guitare en veux-tu en voilà. « Escape From The Night » est un nouveau titre Heavy Metal de qualité où Jack Starr se montre un très bon guitariste. Un guitariste Heavy Metal à l’ancienne, à l’époque où l’aspect mélodique primait sur la débauche de technique et la vitesse d’exécution. Bref, à l’opposé du guitariste de Metal moderne… « We Are One » est un autre titre épique. Un peu moins réussi que « Stand Your Ground » de par son aspect cliché et sa volonté de devenir une sorte d’hymne, il n’en demeure pas moins sympathique. « Stronger Than Steel », « False Gods » et « To The Ends » sont trois autres titres de Heavy Metal bien foutus qui nous amènent à la fin de l’album de manière plus qu’honorable.

Avec cet album, Burning Starr nous a offert un album de Heavy Metal à l’ancienne des plus corrects. L’album évite généralement le côté poussif que l’on peut retrouver dans ce genre de production et la voix de Todd Michael Hall ainsi que les parties de guitares intelligentes de Jack Starr ne sont certaines pas étrangères à cela. Cela dit, on pourra malgré tout déplorer que l’album est un peu trop long. Douze titres et dont presque aucun fait moins de cinq minutes. Qui plus est la recette des morceaux est généralement la même, ce qui ajoute un petit effet de lassitude que l’on peut avoir à la fin de l’album. Peut-être qu’un batteur un peu plus inventif aurait pu aider à donner plus de reliefs et de différences entre les différents morceaux. Il n’empêche que la qualité globale de l’album est bon et que l’amateur de Heavy Metal lambda y trouvera largement son compte.
The Wicker Man - 06.09.2017
Musiciens: Jack Starr - guitare / Todd Michael Hall - chant / Kevin Burnes - guitare / Ned Meloni - basse / Kenny "Rhino" Earl - batterie
Producteur: Bart Gabriel
Label: High Roller Records
Music Video: Hero